En 2016, il faut qu’on se parle

Cette année, la bonne résolution, c’est d’aller dialoguer avec ceux qui ne nous ressemblent pas. Mais n’oublions pas que ce qu’ils sont prêts à comprendre est plus important que ce que nous avons à dire.

On nous l’a bien répété : 2015 n’a pas été une bonne année pour la France. La peur de l’autre n’a jamais été aussi grande. Terrorisme, Front National… Les détails, vous les connaissez.

Et pourtant, ils ont toujours été aussi nombreux, ceux qui agissent. Le dirigeant d’association qui a mis des jeunes sur le chemin de l’emploi. Le chef d’entreprise qui a diminué ses consommations d’énergie. L’attaché territorial qui a fait s’installer des familles dans son coin de campagne…

Perroquets-phonoMais qui en parle ? Personne. La faute aux médias ?

Le fait est qu’en 2015, nous avons encore vu trop de communiqués bavards, trop de sites web qui ne savent pas à qui ils parlent, trop de réunions où l’on prêche des convertis. Trop de flagrants délits de communication en vase clos.

Alors en 2016, il faut qu’on se parle.

Première résolution : allons parler aux indifférents, aux abstentionnistes, aux désabusés. Mais avant cela, n’oublions pas : l’important n’est pas tant ce que vous voulez leur dire, mais ce que les autres sont prêts à en comprendre.

Deuxième résolution : apprenons à écouter l’autre. Quand nos messages ne passent pas, c’est peut-être parce que nous sommes un peu trop sûrs d’avoir raison. En 2016, la communication n’est plus descendante. Elle est une conversation. Les outils en ligne sont là, profitons-en !

 

 

 

 

Nicolas Gauthy

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Depuis 15 ans, les problématiques des collectivités et celles des ONG sont ma partition favorite. Maïeuticien, je vous conseille pour faire naître les messages qui vous ressemblent. Architecte, je conçois vos projets éditoriaux et vos dispositifs de communication. Journaliste, je rédige des textes et je tourne des vidéos qui ne mâchent pas leurs mots. Contact : 06 89 43 86 01 En savoir plus : http://www.fait-et-cause.fr