Rapports d’activités : comment éviter le classement vertical ?

Gros bottin bavard et indigeste ou plaquette sur papier glacé qui ne dit rien : on peut faire mieux !

Si vous avez lu ma tentative de réhabiliter le rapport annuel, vous êtes peut-être presque convaincus de l’intérêt de cet outil. Mais pas forcément inspirés par ceux que vous pouvez parfois recevoir dans vos banettes.

Au final, sur tous les documents du genre que vous avez reçu, combien en avez-vous lus ?

Et qu’en avez-vous retenu ?

Je vous ferai grâce de l’interrogation écrite pour le moment.

Cependant, cette dernière question est probablement la plus importante. En-dehors des obligations légales de publicité des comptes, le rapport annuel est un outil de communication. À ce titre, il doit faire l’objet d’une approche spécifique de communication, telle que je la décris par ailleurs.

Ainsi, le rapport d’activités est l’occasion de se poser la question : que voulons-nous qu’on retienne de l’activité de notre organisation ?

Dans tous les cas, il faut naviguer entre deux écueils : celui de vouloir trop en dire ou celui de ne rien dire. Pour être honnête, c’est plutôt sur le premier de ces deux écueils que les collectivités ou les associations se fracassent le plus souvent.

Faisons donc simple, et allons à l’essentiel.

Le «rapport» peut revêtir de nombreuses formes : livret imprimé, mini-site web, diaporama, campagne presse, exposition…

Sur papier, ce support qui fait référence doit donner envie d’être conservé toute l’année.

Pour cela, deux choses : d’une part, il doit comporter des informations utiles et accessibles. L’un des moyens les plus efficaces pour cela est l’infographie comme l’a fait le groupe Spie l’an passé.

D’autre part, il doit être beau et bien conçu. En 2007, Médecins sans Frontières a utilisé le reportage photo pour donner à percevoir la réalité de son action de manière émotionnelle, au-delà des chiffres et des faits qui sont parfois très froids.

En effet, pour donner envie d’aller chercher des informations, le message implicite véhiculé par la forme d’un document compte beaucoup.

Ainsi, Air France a eu recours au carnet de voyage pour son dernier rapport. Même si la structure est très classique, les aquarelles et le crayonné sont une invitation à partir.

Vous êtes une organisation de jeunesse ? Cela doit se voir : osez les couleurs, un graphisme dynamique… Mettez en avant vos bénéficiaires, faites-les contribuer par des témoignages ou des créations.

Vous êtes impliqués dans le développement local ? Par l’image ou le texte, vos pages devront refléter le territoire en mouvement, sa nature, son patrimoine, ses entreprises… Donnez la parole à ses habitants, à tous ceux qui s’y impliquent. Utilisez la cartographie. Montrez les paysages en mouvement. Faites coller l’institution au territoire par tous les moyens.

Si vous optez pour un rapport d’activités en ligne, vous pouvez choisir d’alléger la dose d’informations délivrées en préférant donner à voir ses activités à travers des styles différents :

  • vimeo

    Le rapport annuel en ligne de l’entreprise qui gère le site de partage de vidéos Vimeo.

    le Tumblr comme Yahoo en 2013,

  • les petites cases où piocher comme Vimeo

Ces quelques grandes organisations ont sans doute de gros moyens, mais les outils de publication actuels permettent de s’en inspirer à coût modéré.

Ceux qui étaient très présents sur les réseaux sociaux peuvent par exemple choisir de raconter leur année avec des outils comme Storify.

Un principe à retenir : le rapport d’activités d’aujourd’hui devra prendre en compte une lecture non linéaire où devront ressortir de manière saillante les quelques messages que vous souhaiterez être retenus.

Il est temps de réfléchir à votre rapport de cette année. Contactez-moi pour en discuter !

Nicolas Gauthy

Written by

Depuis 15 ans, les problématiques des collectivités et celles des ONG sont ma partition favorite. Maïeuticien, je vous conseille pour faire naître les messages qui vous ressemblent. Architecte, je conçois vos projets éditoriaux et vos dispositifs de communication. Journaliste, je rédige des textes et je tourne des vidéos qui ne mâchent pas leurs mots. Contact : 06 89 43 86 01 En savoir plus : http://www.fait-et-cause.fr