Est-ce encore bien la peine de faire un rapport annuel ?

Chaque année, des organisations sont tentées de faire l’économie d’un rapport annuel. Ont-elles raison ?

Voilà le printemps. C’est la saison de la clôture des comptes. La saison des assemblées générales, des votes de budget.

La saison où l’on fait des rapports : rapport financier, rapport moral, rapport d’activités, rapport développement durable.

5327513889_a290cc5e00_z

Photo licence CC. Boston Library.

On va rendre compte, analyser, décrypter. On va consigner tout ça soit sur un gros bottin imprimé en bichromie en petits caractères trop bavards, soit sur du papier glacé avec de belles photos et des graphiques en couleurs qui ne disent rien.

Mais on va aussi se poser des questions : tout cela vaut-il bien la peine ? Qui lit encore ces pensums rébarbatifs et auto-satisfaits ?

Combien de rapports annuels d’associations ou d’entreprises subissent-ils chaque année le fameux classement vertical ? Combien de tonnes de papier sont-elles ainsi gaspillées ?

C’est pourquoi chaque année, de nombreuses organisations sont tentées de faire l’économie d’un rapport annuel.

Elles ont tort.

Premièrement parce que le rapport annuel est pour l’extérieur une référence en matière de transparence. Il fait le point sur l’activité passée dont bien des parties prenantes n’ont qu’une vision partielle. Il donne des gages à tous ceux qui ont contribué en finances, en temps ou en implication. Et même s’il n’est pas toujours aussi lu qu’on le voudrait, il se doit d’exister. Vous ne pourrez jamais être pris en défaut d’avoir rendu des comptes sur ce que vous avez fait et ce que vous avez dépensé.

Deuxièmement, rétrospectivement, le rapport annuel est ce qui reste d’une activité quand le turn-over des équipes ou des intervenants a fait son œuvre, quand le site web a été renouvelé, et que la tenue des archives laisse parfois à désirer. Il est la mémoire collective, publique et lisible d’une organisation. Il faut le concevoir comme une trace de votre activité pour les années, voire les décennies à venir.

Enfin, il peut être le prétexte pour reprendre contact avec vos publics plus larges en montrant que vous êtes une référence dans votre secteur d’activité. Il est l’occasion de réaffirmer la singularité de votre projet, redire vos valeurs et votre stratégie. Il peut ainsi s’accompagner d’une information privilégiée sous la forme d’un chiffre inédit, d’une tribune donnant un point de vue original dans un média, ou d’une action de relations presse. Faites-en un petit événement.

Vous êtes fier de votre activité, soyez donc fier de votre rapport annuel !

Et si vous craignez qu’il prenne trop vite la direction de la corbeille, lisez notre second article sur le sujet : Rapport annuel, comment éviter le classement vertical ?

… Ou bien contactez-moi directement pour en discuter.

 

 

 

Nicolas Gauthy

Written by

Depuis 15 ans, les problématiques des collectivités et celles des ONG sont ma partition favorite. Maïeuticien, je vous conseille pour faire naître les messages qui vous ressemblent. Architecte, je conçois vos projets éditoriaux et vos dispositifs de communication. Journaliste, je rédige des textes et je tourne des vidéos qui ne mâchent pas leurs mots. Contact : 06 89 43 86 01 En savoir plus : http://www.fait-et-cause.fr